Entre chien et loup

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Le soleil vient de se coucher. Le ciel pâlit, une ligne rose souligne l’horizon. Peut-on déjà appeler cet instant l’heure bleue ? Je ne crois pas. C’est le temps de l’entre-deux, un souffle monochrome entre l’explosion saturée du crépuscule et le bleu soutenu de la brunante qui suivra bientôt.

Cette première photo, c’est aussi l’occasion pour moi de vous montrer de façon un peu moins abstraite les lieux dans lesquels je vais chercher certaines de mes images. De petits étangs, seuls vestiges d’une zone marécageuse asséchée depuis des siècles. De petits coins préservés de l’ancien monde, coincés entre vastes plaines et vignobles. Un parfum de faérie, non?

Pleure le saule
Pleure le saule

Tout au bout, une jeune peupleraie grillage l’horizon.

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Les grilles de la nuit

Ces deux photos font partie d’une série que je vous présenterai plus tard. Un peu différentes de des heures bleues que je vous propose habituellement : des teintes plus douces, des gris colorés, le rose poudré d’un ciel d’hiver juste après le coucher du soleil. Mais toujours cette même source d’inspiration teintée de fantastique et peuplée de chimères. Elles ont été prises à la fin de l’automne, lorsque la nature arborait encore un peu de jaune et de vert.

Bonne fin de semaine à toutes et tous!

5 commentaires sur “Entre chien et loup

  1. Grillage, certes, mais quel sentiment de liberté artistique !
    Tu éloignes chaque fois un peu plus le champ des possibles et tout ça sans esbroufe.
    Et comme souvent, quand ça paraît simple, ça ne l’est pas du tout.

  2. Essere: Merci! J’espère que mes photos n’exprimeront jamais une technique 😉 Elles sont dans la suggestion et l’émotion. C’est mon travail à moi d’éliminer tout ce qui relève du savoir-faire, pour ne laisser apparaître que cette émotion propre à un lieu et à un instant.

    Philippe: Pas les éoliennes!!! Qu’est-ce que vous avez tous avec ce parc? Steph n’arrête pas de me dire la même chose. 😀 Bises

    Michel: Un grand merci pour ces vers que je ne crois pas connaitre et qui sont si en adéquation avec mes images. Pourtant, Verlaine a été et demeure un compagnon de route.

    Olivier: Merci! En fait, le coin n’est pas si reculé: un minuscule océan au naturel au milieu de champs cultivés (on les aperçoit en fond). C’est assez caractéristique de l’endroit où je fais souvent des photos.

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