• Haïku vertical

    Chut… C’est encore l’hiver! Mon pays natal détrempé par la pluie je le foule pieds nus. Taneda Santôka (1882-1940) Clic sur l’image pour voir en grand Minimalisme et silence // Rien de plus Une photo qui oscille entre mes Lumières rouges et mes Horizons bleu-garance. Abstraite, cette image? je ne crois pas. Juste silencieuse et minimaliste. Le Haïku de Taneda Santôka s’est imposé (comme il me tarde de retrouver le contact pieds nus avec la terre ! ) en même temps que le format Naga-Oban qui n’a pas son pareil pour guider l’image des tréfonds des terres sombres vers l’éther. A voir également                           …

  • cascade-eau

    Rideau rouge et cascade

    Lorsque la lumière imprime sa marque sur le capteur au rythme du geste… Le sujet ne devient-il pas le photographe lui-même, qui bloque sa respiration avant de graver l’image à bout de bras? Ou cherche-il au contraire à s’émanciper du matériel pour devenir un courant d’air et arrêter l’objectif sur l’émotion d’un souffle, d’un parfum, de la couleur explosive d’un des derniers soirs d’hiver? Le Rideau rouge Du bleu au rouge, peu à peu le rideau d’eau s’ouvre sur un crépuscule haut en couleurs. L’eau cascade carmin Soudain une vague de lumières saturées vient balayer la surface de l’étang. La vague a clôt le jour. L’heure bleue s’annonce.  Les photos…

  • L’étang à la nuit tombée

    Ambiance crépuscule : d’or et de bleu Trois photos, trois ambiances, un seul lieu (un nouvel étang), un seul soir (hier). A chaque fois, une émotion différente. L’image tour à tour chaude puis froide, débordante d’énergie ou étale et emplie d’une nostalgie bleutée que l’on nommait jadis spleen. L’eau qui file, éclabousse, clapote puis s’assombrit, tombe le rideau sur les mystères qu’elle renferme et abreuve. Nagaoban suite: les trois arbres | Entre Expressionnisme  et Romantisme. Cette dernière photo s’inscrit dans ma série Nagaoban, qui petit à petit prend corps. Mise en boite… Et comme je ne suis pas sortie toute seule hier, je suis revenue avec un joli portrait en…

  • De l’été à l’automne, entre vestiges et prémisses

    Lorsque la lumière glisse d’une saison à l’autre: Histoire en contrastes et sans paroles du temps qui s’écoule et ambre ma campagne, suite de ma série Naga Oban. Clic sur les images et ne pas hésiter à écouter Wish You Were Here en même temps 😉 {Immobile} Soir d’été égraine ses lumières. {En mouvements} L’automne indistinct entre brume et or file le voile de l’hiver. A suivre… Bientôt le froid!

  • Clair de lune inspiration japon

    Photo | Haïku | Estampe | Méli-mélo de pleine lune à l’heure bleue…  Histoire sans paroles: Des photos trouvées au bord de l’eau, des estampes, des haïkus, sous les rayons blancs d’un clair de lune… Au clair de lune je laisse ma barque pour entrer dans le ciel Kôda Rohan ( 1867-1947 ) Après avoir contemplé la lune Mon ombre avec moi Revint à la maison. Yamaguchi SODO (1642 – 1716) Les photos de cet article ont été réalisées le même soir que celles de l’article précédent: vagabondages au clair de lune. J’avais déjà les estampes en tête au moment de la prise de vue. Comme vous vous en doutez,…

  • goutte-eau-macro

    Histoire d’eau

    Lorsque la macro rime avec reflets sur l’eau… Vous commencez à le savoir: c’est les pieds dans l’eau que je me sens le mieux! Et pas seulement pour traquer la libellule émergente. Parfois un reflet, un rayon de soleil, un scintillement suffisent à interpeller mon capteur, comme le montrent les deux photos que je publie aujourd’hui. Deux photos prises au bord de l’eau, réunies autour de la quête d’ambiance et des flares et pourtant très différentes l’une de l’autre. Macro solaire: Une photo de plus pour ma série Naga Oban: des scintillements, une lumière dorée qui tourbillonne comme un nuage de lucioles un soir d’été. Atmosphère éphémère. Les insectes bourdonnent encore.…

  • Goutte d’eau, perle de rosée

    Hier matin, il y avait un petit parfum de finitude dans l’air. Soleil, chaleur, on aurait pu se croire au coeur de l’été. Pourtant, il y a des signes qui ne trompent pas! Les papillons se font rares. Les libellules aussi: quelques agrions, quelques symetrums un peu hagards. Et puis, il y a cette brume qui montait en fumerolles de l’étang et des lisières, cette rosée scintillante qui n’existe qu’en automne. Autant d’indices qui laissent transparaître sous la terre durcie par l’estive les premières effluves automnales. Plutôt que de tenter de figer sur mon capteur la fin d’une saison, j’ai délaissé les dernières libellules pour me plonger au coeur des premières…

  • glycine-fleur-estampe de Lin Feng Mien

    Fleur de cerisier, estampe format Naga Oban

    Le temps n’est décidément pas propice aux longues sorties. Pour se souvenir de l’odeur parfumée d’un arbre en fleurs, reste à se plonger dans ses archives. C’est ce que j’ai fait, en profitant pour avancer un projet qui me trotte dans la tête depuis plusieurs années et que me permet enfin mon boîtier actuel: voyager en Naga Oban. «Naga Oban» Kezaco? Il s’agit d’un format traditionnel d’estampe japonaise que j’ai appliqué à des images que je conservais dans le but de faire un recadrage drastique vertical. Branche de prunier en fleurs façon estampe  Fleur de cerisier sauvage (Naga oban) Paysage aquatique vertical Ces 3 photos sont de style très différent. Je suis en…