anémone pulsatille ( Anemone pulsatilla)
Floralie

Rendez-vous avec l’anémone pulsatille

L’anémone pulsatille: velours violet et coeur d’or

Si la blanche anémone des bois est très courante, il est une autre anémone sauvage beaucoup plus discrète: L’anémone pulsatille. 

anémone pulsatille ( Anemone pulsatilla)
anémone pulsatille ( Anemone pulsatilla)

Photographier l’anémone pulsatille

Cette fleur toute poudrée d’un duvet gris est à la fois très photogénique et un vrai casse-tête à mettre en boîte. Son duvet est un bonheur à exploiter en photo: il redessine ses contours, en particulier à contrejour. De plus, le velouté des tiges comme des pétales évitera tout reflet indésirable.

En revanche, sa petite taille exigera de se creuser les méninges (et de maltraiter ses tendons) pour trouver un angle de prise de vue au ras du sol, sans écraser d’autres fleurs. Celles-ci poussent sur une pelouse calcaire rase, presque nue: pas évident de composer avec un arrière-plan ou un premier plan… Sa robe sombre ne sera pas facile à gérer au soleil: trop de contraste entre le violet profond de la fleur et les herbes sèches et claires environnantes. Mieux vaut éviter la lumière forte et privilégier le soir ou le matin.

Anémones du soir...
Anémones du soir…

Ce soir-là, il n’y a pas eu le moindre rayon de soleil. Tout compte fait, pour l’anémone pulsatille, l’absence de lumière n’est pas trop grave: on opte pour des photos intimistes, en camaïeu de gris-bleu. L’anémone courbe la tête, pétales repliés, en attendant la nuit. Sa silhouette si caractéristique surplombe l’horizon, tout au bout du plateau calcaire.

Un coeur jaune d’or

L’anémone pulsatille ne révèle son coeur jaune d’or qu’au soleil.  J’ai quand même fini par trouver cette fleur presque fanée, qui a bien voulu attendre encore un peu avant de replier ses pétales.

Qui grignote l'anémone pulsatille?
Qui grignote l’anémone pulsatille?

Au fait, vous avez vu ses pétales? Elle n’était pas la seule à être toute grignotée. Pour une fois que j’arrive juste à temps pour photographier ces fleurs, voilà qu’un indélicat s’est chargé de leur raboter la corolle. Qui donc?… 

13 Comments

    • Cathy Bernot

      Merci! ça valait le coup de se plier en 4 😉 Elles sont tellement rares ici, qu’impossible de s’allonger par terre, au risque d’en écraser une. Avec les globulaires, je crois que ce sont les fleurs les plus difficiles à photographier.

  • Pastelle

    Tu t’en es bien sortie, j’aime bien l’ambiance. J’en ai acheté 2 pieds à planter dans mon jardin pour contourner le problème, et même là j’ai du mal, je n’ai rien fait de bien avec elle. Mais je ne désespère pas. 🙂

  • Nathalie

    Bonjour Cathy
    Je ne connaissais pas du tout cette anémone, certainement de vue, mais pas son nom.
    Je la vois un peu partout sur la toile, en ce moment, et je suis ravie de la trouver aussi ici.

    Étrangement, je la préfère fermée, sur tes photos en tout cas, les deux premières sont très douces, très belles ! Où est ta difficulté ?? dis -moi, je suis curieuse ^^

    Très bonne journée 🙂

  • Cathy Bernot

    @ Pastelle: J’en ai aussi eu quelques pieds au jardin, il y a longtemps. Mais elles n’ont pas perduré. Sans doute un terrain trop riche. La première année où j’ai découvert ma « station à pulsatilles sauvages », je n’ai rien fait qui me convienne. Tiens bon: la photo se nourrit de persévérance, et te connaissant, « la » photo n’est plus très loin ;-).

    @ Nathalie: L’anémone pulsatille a une floraison plutôt éphémère, et est protégée dans certains endroits. C’est un rendez-vous attendu de nombreux amoureux de la nature, dans les régions où elle pousse: un peu le top-départ de la saison macro botanique.
    J’ai parlé des difficultés dans l’article: petite taille qui limite la liberté de cadrage et d’angle de prise de vue, couleur sombre et aridité des pelouses calcaires. Pas de problème pour une photo illustrative, mais ça devient tout de suite + compliqué pour créer une image en jouant sur la profondeur de champ et la lumière (Mes photos ne sont pas post-traitées: je travaille mes flous dès la prise de vue).
    Bonne journée à toi!

  • Véro

    Très jolie série d’une petite fleur que je n’ai pas revue depuis un séjour dans l’aveyron … J’avais vraiment craqué pour elle à l’époque, mais malheureusement, je débutais en photo et je n’ai pas su en tirer grand-chose …
    Bonne semaine

  • ronan

    chez nous aussi elles sont tardives cette année, j’ai vu ma première il y a quelques jours seulement (en même temps je fait peu de terrain…)
    tes photos sont très réussies, particulièrement la deuxième qui offre un point de vue différent du rase motte habituel (et presque obligée pour cette fleur)
    et pour le gourmand je pense à une gourmande : la méloée apivore.

    • ronan

      enfin, j’ai déjà vu des méloées dévorer des anémones sur pied, mais elles ne sont sans doute pas les seules à apprécier ce menu 🙂

  • greuez

    bonjour merci pour ces magnifiques photos comme quoi quand on veut bien prendre la peine de regarder notre si belle nature…….merci à bientot

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