Macro libellule l'émergence (la naissance
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Renaissance d’une libellule

Brève échappée ce matin, entre deux averses. Le ciel gris s’est fendu d’un sourire bleu azur juste au dessus de l’étang. Et enfin, je les ai vues!

Qui donc? Ces belles demoiselles qui chaque année font taire mes doutes, les libellules, bien sûr! Au sortir de l’hiver, et  surtout en des printemps médiocres comme celui-là, on se demande si l’on va encore poursuivre longtemps dans cette voie professionnelle de plus en plus difficile. Et puis, on les croise, et l’on se souvient. Pour un seul de leur regard, je continuerai les yeux fermés ouverts  à balader mon capteur une année de plus au ras de l’eau des étangs de ma région.

Libellule émergente | Photo macro insecte

Info-odonate en Champagne: Ce matin, j’ai pu observer une dizaine d’orthétrums émergents. Aucune libellule adulte en vol en dehors de quelques rares agrions élégants.

Macro libellule : les premières émergences!
Macro libellule : les premières émergences!

Les conditions de prise de vue étaient loin d’être idéales: alternance de nuages, de pluie, de timides éclaircies, tout ça sous une brise un peu trop soutenue. Mais quel bonheur de passer un  moment les pieds dans l’eau, les yeux dans les yeux de ces petits dragons volants (dragonfly, en anglais).

Orthetrum: la naissance d'une libellule
Orthetrum: la naissance d’une libellule

Les pauvres libellules nées ce matin n’ont pas été gâtées par la météo et je ne suis pas certaine qu’elles parviendront toutes à prendre leur envol.

L’émergence est toujours un moment délicat. La jeune libellule est vulnérable aux conditions météo, aux prédateurs, aux chocs. Approchez-la avec une extrême prudence et surtout, pas trop près: elle risquerait de prendre peur et de déformer irrémédiablement ses ailes dans une tentative trop précoce d’envol.

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10 Comments

  • Essere

    J’aime. Surtout la seconde et ses tiges de prêle très graphiques et délicatement posées sur le capteur.
    Que le souffle du dragon te fasse voyager et atteindre tes objectifs, petit(e) scarabée.

  • Philippe Bullot

    J’ai vu des fauves, des cordulies, des nuées d’agrions jouvencelles et de pennipattes, quelques nymphes au corps de feu, des caloptéryx, une aeschne affine, une déprimée mais pas de raton-laveur 😉
    Aucun bel orthétrum hélas, ils étaient tous chez toi 🙂

  • Roger

    Deux images de rêve….enfin pour moi qui suit passionné de bestioles avant tout….et de telles rencontres exercent aussi chez moi une bonne bouffée de renouveau et d’envie.
    J’ai fait quelques rencontres diverses mais je suis battu à plate couture par Philippe qui aligne un sacré score d’espèces en tous genres…quel veinard !!!
    Grosses bises Cathy et à bientôt.

  • Samuel B

    Deux belles images pour des insectes qui ne sont pas faciles à photographier.
    Je n’arrive pas toujours à les prendre avec mon 60mm, l’objectif est parfois un peu trop court ou je ne suis pas assez rapide…

  • Cathy Bernot

    @ Essere: le dragon a bien eu du mal à déployer ses ailes, ce matin. Vivement un peu plus de chaleur pour que cette renaissance de l’étang prenne vraiment de l’ampleur!

    @ Philippe: Quelle diversité! Ici, j’attendais au moins les cordulies, mais rien, sauf peut-être un jouvencelle déguisé en élégant.
    Pas de raton laveur non plus, mais

    […]
    un paysage avec beaucoup d’herbe verte dedans
    une vache
    un taureau

    […]
    un soleil d’Austerlitz
    […]
    Et je cherche toujours…
    un Petit Poucet un grand pardon un calvaire de pierre une échelle de corde 😉

    Merci de m’avoir donné l’occasion de replonger une fois de plus dans cette joyeuse ritournelle :-)!

    @ Roger: Oui, Philippe a une bonne avance. Mais le regard d’une libellule vaut tous les autres. Comme celà fait du bien de les revoir! Bises

    @ Samuel: Tu as raison: un 60 mm est trop juste pour les libellules. Et cela serait même dangereux pour les émergences: tu devrais t’approcher trop près, au risque de les effrayer. Mais il reste tant d’autres choses à faire, sans compter le simple plaisir de l’observation :-).

  • Françoise

    J’apprends des choses. cela a du etre étonnant de les voir ainsi apparaitre. les deux photos sont très belles. J’avoue ne pas arriver à déterminer ma préférence…

    • Cathy Bernot

      Bonjour Françoise,
      Ma première émergence a été un moment inoubliable. Et depuis, c’est toujours avec beaucoup d’émotion(s) que j’assiste à ce passage de la vie aquatique à la vie aérienne chez les libellules.
      Pour les photos de cet article, j’ai hélas raté le début du phénomène: ces libellules étaient déjà sorties de leurs exuvies, et étaient « au séchage »: les ailes en train de se rigidifier avant le premier vol.
      J’espère bien pouvoir prochainement publier un reportage sur toutes les étapes de l’émergence.
      Côté photo, la plupart des émergences ne donnent pas de belles photos, car la libellule choisit un coin enchevêtré, pour se tenir à l’abri d’éventuels prédateurs. Même sans photo possible, reste l’immense plaisir des yeux 🙂 .

  • Christineeeee

    J’attends ton reportage avec impatience !
    En me baladant sur la toile, j’ai trouvé cet article qui ne manquera pas de t’intéresser !

    Biseeeeeeeeeeeeeeeees de Christineeeeeeeeeeeeeeeeeeeee

    • Cathy Bernot

      Merci Christineeee 🙂 .
      Lorsqu’un commentaire comporte un lien url, il passe automatiquement « en attente de modération » apparemment. Une mesure anti-spam.
      J’espère aussi bientôt avoir une « belle émergence » photographique. Mais pour l’instant, je patauge dans un essaim d’abeilles qui veut s’installer dans la maison, avec une spirale à l’eucalyptus à la main.
      Bises

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