Les inondations redessinent le monde

Inondations en champagne ardenne

Inondations sur le plateau : la brie champenoise a encore les pieds dans l’eau

Les inondations de cet hiver ont donné à ma campagne un petit air de bord de mer et m’ont offert hier soir une séance photo frigorifique que j’ai envie de partager avec vous dans la foulée. Pas de coucher de soleil somptueux. Plutôt un crépuscule tout en douceur et en retenue. Je crois que c’est ce que je préfère. Ces ambiances un peu feutrées, qui hésitent entre le gris et la couleur.

Étrangement, cette série de photos s’inscrit dans le prolongement de ma série réalisée cet été sur la côte d’Opale, et que je n’ai d’ailleurs pas encore publié ici ! Mais certains aventureux voient très bien de quelles photos je parle 😉 : Elles ont en effet fait l’objet d’un de mes tout premiers livres d’artiste (D’opale et d’or – visible sur cette page). Bref, revenons à ma campagne, encore toute glacée de remontées de sources et d’eau de pluie, aux mares débordantes, aux terres spongieuses.  Inondations en champagne ardenne

Je m’y suis aventurée hier soir, enfin ! Il faut dire qu’en ce moment, entre quelques petits soucis personnels et des projets professionnels que je me dépêche de construire avant le printemps, j’ai vraiment du mal à trouver le temps de sortir… Ce qui rend chaque sortie d’autant plus précieuse.

D’ailleurs, petite parenthèse : avez-vous remarqué que la photo, c’est un peu comme le sport ? Après une période d’inactivité, on parvient souvent à réaliser des images bien meilleures que lorsqu’on se force presque à photographier tous les jours. Cela s’appelle la surcompensation. Comme si le cerveau affamé de nouvelles images les préparait tout seul en secret, et dès que l’on sort enfin l’appareil photo du sac, les nouvelles idées, les gestes sûrs, les envies de nouveauté, le regard neuf, tout ça se bouscule et s’exprime avec justesse sur le capteur.

Toutes les photos de cet article sont réalisées uniquement en bougeant l’appareil photo au coucher du soleil. Pas de transformation sur ordinateur. Juste un geste, un souffle, le bras qui glisse à l’horizon de ma campagne. N’oubliez pas de cliquer sur les images pour les voir en plus grand !

Belle semaine !

6 commentaires sur “Les inondations redessinent le monde

  1. Très belle série encore une fois Cathy ! Merci pour le partage ! Et je suis d’accord pour la comparaison entre la photographie et le sport et le phénomène de surcompensation 🙂
    Bonne semaine !

    1. Bonjour Céline,
      Merci beaucoup ! Alors, toi aussi, tu connais la surcompensation en photo ? 😉 Oui, c’est étonnant, et ça permet de ne pas être trop frustrée, lorsque l’on n’a pas le temps de sortir autant que l’on voudrait ! 🙂

  2. Toujours aussi fan : je me demande si je n’aurais pas aussi besoin d’un peu de surcompensation en ce moment, vu le temps peu engageant de ces derniers temps, suis pas trop sortie…!

    Biseeeeeeeeeees ma Cathy !

    1. Oh, deux mois de retard pour te répondre ! Vraiment désolée… Pfff! Je crois que je vais passer l’année 2018 à surcompenser, si je continue comme ça. Rythme un peu fou !!
      Bises !!

  3. Comme ça stimule toute cette beauté que tu sais si bien capter! Ton oeil est l’athanor qui transforme la grisaille en or. J’aime en particulier le soyeux des deux dernières, et le vaporeux de la première.
    merci, une fois encore, pour ce partage.
    Bonne fin de semaine.

    1. Merci à toi pour ta fidélité, et là encore, vraiment désolée de répondre si tardivement ! Beaucoup de choses se préparent, des projets tellement chronophages, mais stimulants ! Bises et belle fin de semaine !

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