photo-de-coquelicot-syrphe
Diptère,  Floralie

Photo de coquelicot

C’est la fleur de saison! Le coquelicot pointille de carmin les champs encore verts. Il a ce petit goût sucré d’enfance, avec ses pétales de papier de soie qui se défroissent dès le petit matin pour glisser au sol à la nuit tombée. Vie éphémère butinée par de nombreux insectes: coléoptères, abeilles solitaires,  syrphes…

La photo de coquelicot n’est pas de tout repos: il y a d’abord la légèreté de la fleur, qui se balance à la moindre brise. Et puis, ce matin, j’ai du jongler avec un phénomène impévu : trop d’insectes sur les fleurs, en particulier une surpopulation de syrphes et d’abeilles solitaires qui se disputaient le pollen. Enfin, il y a la texture particulière des pétales, qui vire vite au moche rosâtre saumoné sur les bords… Gare à la surexposition s’il y a trop de lumière. Le coquelicot aime particulièrement les ciels voilés. On peut aussi utiliser un filtre polarisant pour densifier les rouges et limiter les reflets au soleil (en suivant le lien, un tutoriel sur le sujet, illustré pour la partie macro par des photos de coquelicot, justement).

Coquelicot et insecte au butinage

Clic sur l’image

photo-de-coquelicot-syrphe
Le syrphe et le coquelicot

Ceci n’est pas une abeille…

Non! L’insecte rayé noir et jaune de ma photographie n’est pas une abeille! Il s’agit d’un syrphe, qui appartient à la famille des diptères (comme les mouches). Ce syrphe n’a que 2 ailes contre 4 chez les abeilles. Et surtout, son tour de taille n’a absolument rien à voir avec la fine taille des guêpes et des abeilles. Enfin, en gros plan, on remarque chez les diptères une paire d’haltères de chaque côté juste en dessous des ailes: minuscules vestiges de la paire d’ailes manquantes, et qui aident à équilibrer les vols. Si, si, cliquez sur l’image et regardez bien: on les distingue, les deux toutes petites haltères couleur crème… 

Précision: le syrphe ne pique pas, participe à la pollinisation des plantes comme les abeilles et comme la larve de coccinelle, la plupart sont prédateurs de pucerons au stade larvaire : encore un précieux auxiliaire 🙂

Bon weekend à toutes et tous!

6 Comments

  • essere

    Superbe photo. Tu démontres que la façon de photographier prime sur le sujet.
    On retrouve ce type de photos dans bon nombre de sites mais … elles n’ont pas cette qualité. De près ou de loin, ta photo est hyper-soignée. L’enfer est dans les détails !
    Pour finir, une petite citation de Kant, que tu as faite tienne je pense :
    « L’art ne veut pas la représentation d’une belle chose mais la belle représentation d’une chose ».
    Tu poursuis ton chemin (de construire son propre chemin c’est bien ce qui compte, ce que n’ont pas compris de nombreux photographes) artistique de bien belle manière.
    Merci Cathy.

  • Valérie

    Superbe rendu et quel talent une fois de plus !
    j’irai lire tes conseils sur les filtres polarisants, je n’en ai jamais utilisé encore.
    Ce n’est pas facile de photographier ce rouge, on a souvent un effet brillant.
    Merci pour tes conseils Cathy.
    Bon we à toi et à ceux qui t’entourent :-).

  • Raf

    Salut Cathy,

    Un temps sombre avec un ciel noir et bas, quand l’atmosphère est électrique, convient bien à la photo du coquelicot ! Sinon, une lumière très rasante peut le transformer en lampion en contre-jour, grâce à l’aspect translucide des pétales.

    J’ai cru comprendre que tu serais à Montier en Der cette année pour la seconde fois. Il est possible que j’y fasse un saut pour la seconde fois également.

    Au plaisir de t’y retrouver !
    Raf.

  • Cathy Bernot

    Merci à tous pour vos commentaires. Je vous réponds enfin… Désolée de ne le faire qu’aujourd’hui. Que le temps passe vite cet été!

    @ Essere: Oui; Kant avait parfois purement raison 😉 Je suis tout à fait d’accord avec ton commentaire 🙂 .

    @ Valérie: Merci! Le polarisant est justement indiqué pour ne plus avoir ces brillances blanches. Et plus simple et moins onéreux: la photo par ciel laiteux 🙂 . Belle journée à toi.

    @ Guillaume: On ne parle que des abeilles. Mais les syrphes participent eux aussi activement à la pollinisation! Seulement, ce ne sont que de simples mouches. Du coup, ils souffrent d’indifférence, alors qu’ils sont tout autant menacés.

    @ Philippe: 😀 Merci pour ton regard à la poésie décalée 😀
    Cela m’a rappelé une chanson d’anthologie signée P. Richard :
    Quelle heure est-il ? Madame Sardine
    Quatre heures moins le quart, Monsieur Placard. […]

    @ Raf: Oui, Ils ont retenu mon projet pour la seconde fois 😀
    Une expo totalement nouvelle et pour la première fois, pas macro 😉
    Je te la présenterai avec plaisir! 🙂 Et si tu peux venir en dehors du samedi après-midi, il y aura un peu moins de monde. En effet, cette année, je serai sous le chapiteau, là où il y a toujours beaucoup d’affluence 😉 .

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *