Confidences

Prendre soin de soi #detox #confinement

Envie de partager avec vous un peu de légèreté, aujourd’hui. Et si on profitait du confinement pour alléger certaines choses ? Lâcher certains fardeaux imposés ? Et même ouvrir une porte sur plus de conscience, plus d’acceptation de soi ? Parler de travail sur soi, de prendre soin de soi peut paraître égoïste, en ces temps où l’on doit penser collectif, demeurer solidaires et profondément humanistes. Pourtant, le soin de soi est le premier pas vers le soin de l’autre. Comment considérer que mes actes ont de la valeur si moi-même, je ne m’accorde aucune valeur ? Alors qu’au contraire, si je pars en quête de qui je suis réellement, sous toutes ces couches de « qui je devrais/voudrais être » que nous impose la société, si je me rencontre enfin moi-même, et que j’apprends à aimer qui je suis, je pourrai enfin agir réellement dans le monde. Faire mes propres choix. Avoir conscience que chacun de mes actes a de la valeur. Que j’ai ce pouvoir en moi d’interagir avec l’autre, avec le monde, même en temps de confinement. Agir à petits pas, mes petits pas sur mon propre chemin, pour me sentir en conscience, vivante, capable de faire bien plus de choix que je ne l’imaginais. Accorder un peu plus d’importance à ces petits actes du quotidien qui peuvent paraître totalement inutiles, et qui pourtant sont les premiers pas d’un possible monde nouveau. Peut-être pas un monde nouveau pour tous, mais une chose est sûre : vous avez la possibilité de changer votre monde à vous. Et je dirais même plus : il n’y a que vous, qui puissiez changer votre monde. Se rencontrer, se remplir de soi, c’est aussi prendre conscience de ça : nous avons bien plus de liberté, de choix possibles , qu’on ne l’imagine (ou que le monde d’aujourd’hui, qui veut résolument demeurer en l’état, veut vous faire croire).

« Elle commence en parlant de légèreté, et 3 mots plus tard, la voilà embarquée dans un discours philosophico-spirituel… »  Vous vous demandez où je veux en venir ?  Je me dis que l’on pourrait profiter de ce temps reclus pour oser des choses bizarres. Histoire de sortir de notre zone de confort, pour nous remettre dans le mouvement plutôt que demeurer dans cet état statique qui peut vite devenir anxiogène. Le confinement permet de vivre beaucoup de situations hors zone de confort en toute sécurité. Ce qui me semble fondamental : notre énergie vitale est mise à rude épreuve, je ne crois pas que le moment soit propice à des prises de risques supplémentaires.

Ce temps de confinement nous offre la sécurité de ne pas être vu, de ne pas être jugé, de ne pas avoir peur de décevoir l’autre ou de ne pas être à la hauteur. Et ça, c’est une formidable opportunité de se recentrer sur soi, de revenir à ce que l’on souhaite vraiment. S’écouter davantage dans ce que l’on aime, dans ce que l’on veut, se libérer de ce que les autres, la société, veulent de nous. Réapprendre à faire nos propres choix en fonction de nos envies du moment. Retrouver une part de cette liberté perdue depuis l’enfance…

Quelques petites expérimentations pour prendre soin de soi favorisées par notre statut de confiné ?

Je vais peut-être vous surprendre en abordant le « soin de soi » sur un plan très terre à terre. Pourquoi ? Parce que je fais partie des personnes au cerveau hyper actif, et j’ai fini par comprendre que je n’arriverai jamais à avancer vers plus de paix avec moi-même par la pensée. C’est par le corps, les actes du quotidien faits en conscience, que je suis parvenue à quitter d’anciens sillons toxiques de ma vie pour partir en exploration ailleurs. Détoxifier son corps en conscience, c’est prendre soin de soi. Et c’est aussi indirectement détoxifier son mental.

On détoxifie quoi ?

Le no-poo, vous connaissez ? Certain(e)s ont osé se dire que l’homme sauvage qui vit en nous n’était pas né pour se shampouiner tous les jours… Et ont osé bien plus : de nombreuses blogueuses ont partagé leur expérience du no-poo : pas de shampoing.  Un pari un peu fou de ne plus se laver les cheveux de façon conventionnelle, plus aucun produit chimique sur la tête. Il faut dire que le cheveux stocke les toxines, et franchement, regardez les compositions de tous ces produits qui nous vendent une chevelure de rêve : ça fait froid dans le dos !

Revenons au no-poo : j’ai testé il y a quelques années, et ça a changé mes cheveux, vraiment ! Les deux premières semaines étaient assez compliquées : impression d’avoir les cheveux toujours sales. Et puis soudain, tout a été mieux. Mon cuir chevelu s’est assaini comme jamais. Je ne vais pas détailler davantage, ça n’est pas le sujet. Je n’ai pas continué, malgré tout. J’ai laissé de côté tout shampoing pendant 2 mois d’été. Puis, mes nouveaux cheveux et moi sommes revenus à un lavage occasionnel : une fois par semaine (parfois moins), shampoing doux bio tout simple ou poudre végétale. Plus de mousses coiffantes et autres trucs chimiques non plus :  de l’huile végétale avant le shampoing s’ils sont secs, et de l’aloe vera si besoin pour coiffer. Et devinez quoi ? J’ai les cheveux moins sales au bout d’une semaine qu’auparavant au bout de 2 jours.

Bilan de cette expérience no-poo ? J’ai découvert que plus on utilise de produits, plus le cheveux s’encrasse ( Les pubs seraient-elles mensongères ???). J’ai découvert que je n’avais pas besoin de grand chose pour prendre soin de mes cheveux. J’ai le cuir chevelu plus sain qu’il n’a jamais été. Et j’ai le sentiment de renouer avec mes « vrais cheveux ». Cela peut paraître futile, mais c’est aussi un peu renouer avec mon vrai moi, loin de tous les diktats de la société de consommation.

Détox ? Intox ? Le corps humain est ainsi fait qu’il gère à merveille les toxiques. Il a des tas d’astuces pour stoker tout ce qu’il ne peut pas éliminer : ganglions, formation de kystes, foie, graisse… Jusqu’à ce qu’il ne parvienne plus à gérer le flux de toxiques, et développe alors une pathologie. Un jour, j’ai réalisé la quantité de produits chimiques que l’on s’applique à même la peau et qui nous paraissent indispensables. On se dit que si on arrête, on va se ratatiner, tout moches et sales. Et bien non ! Revenir à des produits simples pour les cheveux, le corps, améliore même les choses. Et c’est aussi une réconciliation avec soi-même : se laver avec un savon végétal artisanal, s’appliquer une simple huile végétale sur la peau, avec une goutte d’huile essentielle si on veut, en conscience, en offrant à son corps ce moment de détente, avec ce sentiment profond de lui faire vraiment du bien, est infiniment plus nourrissant pour le mental que de se tartiner du dernier produit à la mode. Et accessoirement, il y a un réel plaisir à ne pas engraisser les grands groupes de cosmétiques qui riment avec chimique, exploitation humaine, expérimentation animale, huile de palme…

Je vous propose une dernière expérience corporelle spécial confinement : se passer de déodorant… Faut dire qu’en télé-travail, déo ou pas déo, ça ne fera aucune différence 🙂
Là encore, j’ai cessé les déos chimiques depuis quelques années. Je ne vais pas vous donner un mode d’emploi, mais juste vous suggérer d’expérimenter des jours « sans déo ». On peut remplacer par des poudres appliquées avec les doigts ou au gros pinceau à blush (argile blanche, fécule de maïs, farine de pois chiche, bicarbonate fin…) ou -soyons fous-, par rien du tout ! L’idée n’est pas d’apprendre à s’aimer en sentant mauvais, mais de se désintoxiquer un peu. Et là encore, comme pour le shampoing, j’ai pu expérimenter que plus on met de déos classiques, plus on transpire… Étonnant, non ?

Agir en conscience, vers plus d’autonomie

Tout ça ne sont que des exemples plein de légèreté de choses faites automatiquement, sur lesquelles on peut reprendre le pouvoir. Pas seulement pour la santé physique,  mais sans doute plus encore pour le mental : réfléchir à nos réels besoins, réaliser que dans la salle de bain aussi, on peut avoir plus d’autonomie, et que de nombreux produits sont superflus, voire toxiques. S’alléger. Faire les choses en conscience, parler à son corps, lui chuchoter que de temps en temps ou tous les jours, on va être un peu plus doux avec lui. Une forme de réconciliation et de bienveillance à l’égard de soi. Un premier pas vers davantage d’amour de soi-même.

Sans le regard de l’autre

Faire tout cela ou ne rien faire, dans le secret de notre propre confinement, nous fait prendre conscience de l’importance du regard de l’autre : quels sont nos actes quotidiens qui sont faits réellement pour nous, en harmonie avec notre moi profond ? Quels sont ceux qui sont faits pour les autres, pour plaire, passer inaperçu, ne pas se faire remarquer ou au contraire être vu ? Cela peut donner le tournis de se questionner là dessus.

J’avais prévu de parler encore de deux ou 3 choses, un peu d’alimentation, sans doute un peu de yoga, mais cela sera pour un autre article… Ah, cette incapacité à empêcher mes doigts de courir sur mon clavier ! 😀 Le mot de la fin ? Faites ce que vous avez envie de faire ! Osez expérimenter ! C’est le moment ! Osez vous asseoir par terre plutôt que sur une chaise si vous en avez envie, osez poser les mains dans la terre des pots de fleur ou vous dessiner un tatouage au stylo 4 couleurs, chanter faux dans un micro-spatule en bois ! S’amuser, tout simplement, pour renouer avec soi !

Ce billet a quelque chose de schizophrène, non ? 😀  Moitié spiritualité, moitié blog-beauté !! Et pourtant, tout est lié. Le lien entre tout ça ? Le même que celui qui relie le corps à l’esprit. Un lien de réconciliation avec soi pour mieux vivre et agir dans le monde. Prenez bien soin de vous, de votre enfant intérieur tout autant que de vos proches et à bientôt !

En illustration, des photographies autour de l’eau m’ont parues de circonstance…

8 Comments

  • Philippe Bullot

    Que tu soit passée au « no poux » ne m’étonne guère : désolé, il fallait que j’ose ce mauvais jeu de mots 😉
    Je suis épaté par ta seconde photo, complètement baba, gaga mais pas Baba Yaga…
    Bonne soirée Cathy.

  • maussion Didier

    Depuis quelques années , j’ai abandonné la mousse à raser , un peu d’eau et de savon sont aussi bon et beaucoup moins toxiques ! Dur dans cette société de changer , de oser abandonner le monde industriel de la cosmétiques ! Tout ces produits qui nous détruisent à petit feux … en prendre conscience et changer les choses pour être plus en harmonie avec soi même ! Bises

    • Cathy Bernot

      Oui, on peut changer des tas de petits trucs, et petit à petit, se sevrer e tous ces besoins produits par les industriels. Avec un réel plaisir de réconciliation avec soi au passage.
      Bises

  • Cath

    Merveilleuses images qui me fascinent comme toujours et ce depuis…. de longues années où je suis ton travail, en silence…
    Très intéressant cet article et nous devrions tous nous poser ces questions sur ce que nous faisons « pour les autres » et ce qui est nécessaire à nous-même. L’essentiel étant de se sentir bien et en accord avec notre moi profond. Prendre le temps de « soigner » notre corps en profondeur et s’alléger des gestes superflus, convenus.
    Cela rejoint aussi un précédent article sur la photographie – celle que certains cherchent « parfaite », celle qui plaira au plus grand nombre mais ne révèle rien de nous, et celle, plus intimiste, plus secrète et qui répondra à notre quête du « beau », recherche passionnée, quête sans fin mais tellement heureuse et aux résultats si enthousiasmants !
    Mais, oui ! Quelle liberté retrouvée ! Je me souviens d’une artiste interviewée peu après le confinement et qui chantait  » confinée, délivrée ! » C’est aussi ce que je ressens… Le monde extérieur nous « impose » tant de codes si nous voulons nous fondre dans la masse au risque de nous perdre…
    Ce confinement nous ramène à l’essentiel.
    Essayons de nous en souvenir….
    Belle journée Cathy 🙂

    • Cathy Bernot

      Oh, merci infiniment pour ce commentaire qui me va droit au coeur ! Désolée de ne pas avoir répondu plus tôt, j’étais… déconnectée. Cette période est un peu chaotique pour moi, et j’ai du mal à suivre mes bonnes résolutions. Je suis heureuse de te lire sortir du silence : ces liens sont si nourriciers pour moi. Merci ! 🙂

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