• Goutte d’eau, perle de rosée

    Hier matin, il y avait un petit parfum de finitude dans l’air. Soleil, chaleur, on aurait pu se croire au coeur de l’été. Pourtant, il y a des signes qui ne trompent pas! Les papillons se font rares. Les libellules aussi: quelques agrions, quelques symetrums un peu hagards. Et puis, il y a cette brume qui montait en fumerolles de l’étang et des lisières, cette rosée scintillante qui n’existe qu’en automne. Autant d’indices qui laissent transparaître sous la terre durcie par l’estive les premières effluves automnales. Plutôt que de tenter de figer sur mon capteur la fin d’une saison, j’ai délaissé les dernières libellules pour me plonger au coeur des premières…