• Reflets de lune

    Il suffirait de presque rien… Pour se croire encore en été. Pourtant, le temps file les saisons, implacable. Hier soir, en forêt, impossible de nier l’évidence: l’automne était bien là! Il y avait ce parfum de champignon qui a guidé mes pas vers une ronde de pieds de mouton (Miam 😉 ). Et cette tonalité d’or et de pourpre encore discrète qui coiffe peu à peu le bois. Bientôt, le vert deviendra denrée rare… Le temps file de l’été à l’automne Je voudrais tant partir coiffée de lune sous le ciel vagabond ! Tagami Kikusha-ni (1753-1826 ) Lorsque la lune roule sur la mare J’avais besoin de faire le vide. De revenir à l’essentiel: de l’ombre,…

  • Goutte d’eau, perle de rosée

    Hier matin, il y avait un petit parfum de finitude dans l’air. Soleil, chaleur, on aurait pu se croire au coeur de l’été. Pourtant, il y a des signes qui ne trompent pas! Les papillons se font rares. Les libellules aussi: quelques agrions, quelques symetrums un peu hagards. Et puis, il y a cette brume qui montait en fumerolles de l’étang et des lisières, cette rosée scintillante qui n’existe qu’en automne. Autant d’indices qui laissent transparaître sous la terre durcie par l’estive les premières effluves automnales. Plutôt que de tenter de figer sur mon capteur la fin d’une saison, j’ai délaissé les dernières libellules pour me plonger au coeur des premières…